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Immobilier : 2020 a finalement été une bonne année

Près d’un million de transactions ont été enregistrées en 2020. La demande a progressé partout, jusqu’à 6 % en région et les prix ont continué à augmenter.

Et si 2020 n’avait pas été une année totalement noire pour le marché immobilier ? Des réseaux Laforêt et Century 21 à la Fnaim en passant par Meilleurs Agents, les professionnels du secteur semblent unanimes sur la forte résilience du secteur à la crise sanitaire. 980.000 transactions ont été enregistrées selon la Fnaim. C’est 6 % de moins qu’en 2019 mais cela reste remarquable compte tenu du contexte.

La demande en progression mais l’offre à la peine

La demande a augmenté de 1 % par rapport à l'année précédente avec un pic à 6 % pour les régions. La Normandie et la Bretagne notamment, situées à moins de deux heures de transport de Paris, « ont clairement bénéficié d'un surcroît d'intérêt », écrit Laforêt dans son bilan annuel du marché. Les agents du réseau disent avoir constaté le même phénomène, « autour des grandes métropoles comme Bordeaux, Lyon et Marseille », mais se refusent à parler d’un exode. A l’inverse, la demande est en nette baisse à Paris (- 8 %) et en Île-de-France (-3 %).

En parallèle, l’offre a été à la traine et a eu du mal à se reconstituer. Elle est en chute de 11 % au niveau national sur l’ensemble de l’année.

Les prix augmentent et les ventes s’écroulent

Le double effet ciseau d’une offre en recul et d’une demande en progression a conduit à la poursuite de la hausse du prix au mètre carré : + 4,1 % pour les maisons et + 1,2 % pour les appartements selon Century 21. Le prix moyen des acquisitions est également à la hausse : + 5,9 % pour les maisons et + 3,9 % pour les appartements.

Laforêt relève des augmentations significatives dans certaines zones :

- Lyon : + 7,7 % (5 051 € euros / m²)

- Île-de-France : + 4,6 % (4 336 euros/m²

- Paris : + 4 % (10 588 euros/m²)

- Régions : à + 4,3 % (2 238 euros /m²)

- Bordeaux : + 1,5 % (4 408 euros/m²)

Les CSP les moins aisées déjà défavorisées

Le renforcement de la sélectivité des dossiers semble déjà avoir des conséquences. Century 21 relève que la part des employés et ouvriers dans les acquéreurs est en recul de 6,1 %. « Les grands gagnants sont les + de 60 ans dont la part augmente de +7,2 %. Ils représentent, à eux seuls, 17,9 % des transactions en 2020 », a détaillé Laurent Vimont, président du réseau lors d’une conférence de presse.

A noter également le retour en force de l’investissement locatif. Il représente 29,4 % des transactions réalisées en 2020, « un niveau sans précédent », a souligné Laurent Vimont. Pour comparaison, il n’était que de 17,4 % en 2017.